Introduction aux kana

 

 
 

Le système d’écriture japonais utilise simultanément les caractères d’origine chinoise dits kanji et les kana regroupant les deux syllabaires que sont les hiragana et les katakana. La parfaite maîtrise des kana est le premier pas, la base fondamentale pour tous ceux qui veulent apprendre à écrire le japonais. Ensuite, commence l’apprentissage progressif des kanji, beaucoup plus nombreux.

Les kanji sont des "idéogrammes" (ils véhiculent un sens), tandis que les kana sont des écritures phonétiques. Globalement, les mots japonais –ou considérés comme tels– et les mots d'origine chinoise peuvent s'écrire pour la plupart de deux façons : soit en hiragana, soit en kanji. Lorsque l'on ne connaît pas un kanji, on peut ainsi écrire le mot phonétiquement en hiragana, il n'est donc pas nécessaire de connaître tous les kanji pour écrire japonais (ça, c'est une bonne nouvelle !). Les katakana sont quant à eux plutôt réservés à la transcription des mots d'origine étrangère (autres que chinois). On écrira par exemple en katakana : bakansu pour "vacances", shikku pour "chic", etc.

Le traçage des caractères se fait selon un ordre déterminé qu'il ne faut surtout pas négliger tant pour l’apprentissage des kanji que pour celui des kana. Respecter cet ordre est le seul moyen de pouvoir un jour écrire correctement. Vous verrez que cela vous aidera en outre à retenir plus facilement les caractères ainsi qu’à reconnaître les écritures manuscrites plus ou moins cursives des Japonais.

Il existe, par ailleurs, un ordre correspondant à notre "ordre alphabétique" qui sera aussi celui d'apparition des mots dans les dictionnaires. Apprenez les kana dans cet ordre, il suit une logique apparente et le fait de les apprendre dans l'ordre vous aidera dans votre apprentissage. La liste des kana commence avec le "a" et se termine avec le "n". L'ordre est donc a, i, u, e, o, ka, ki, ku, ke, ko, sa, shi, su, se, so, etc. (voir tableaux ci-dessous)

Pour vous aider dans l'apprentissage des kana, nous vous proposons l' animation kana, qui vous permettra d'entendre chaque kana et de voir leur traçage grâce à des animations. Vous pouvez également télécharger le quiz kana (il vous permettra de réviser les kana de manière ludique et de vous entraîner à les reconnaître). Nous vous proposons aussi une assez longue liste de vocabulaire de base en katakana qui peut être utile pour mémoriser les caractères tout en apprenant du vocabulaire.

 

Tableau des hiragana

 

Tableau des katakana

 

Règles d'écriture

A partir des listes de hiragana et katakana données ci-dessus et avec les quelques règles qui suivent, il est possible d'écrire tout ce qui se dit en japonais !

Bien entendu l'écriture japonaise utilise également comme nous l'avons vu les kanji et donc pour lire les textes japonais, il restera encore le gros travail de mémorisation des kanji mais au début de l'apprentissage de la langue on peut très bien écrire un texte japonais en kana en n'y mettant pas ou peu de kanji (c'est ainsi que sont rédigés les textes japonais dans les manuels pour débutants mais aussi dans les livres japonais pour jeunes enfants).

Les règles qui suivent peuvent sembler compliquées au premier abord mais en y regardant de plus près, on se rend compte que les règles d'écriture du japonais sont finalement bien plus simples que celles du français !

 

 

LES SYLLABES A CONSONNES SONORES

 

ga

gi

gu

ge

go

 

En regardant attentivement ce tableau et en le comparant à ceux donnés ci-dessus, vous remarquerez que les consonnes muettes deviennent sonores grâce aux petits signes ajoutés dans la partie supérieure droite de chaque caractère.  Vous pourrez retrouver à quelques exceptions près les relations suivantes :

k" g ; s" z ; t" d ; h" b ; h° p.

za

ji

zu

ze

zo

 

da

ji

zu

de

do

 

ba

bi

bu

be

bo

 

pa

pi

pu

pe

po

 

 

 

CONTRACTIONS, DOUBLEMENTS DE CONSONNES et VOYELLES LONGUES

 

Une autre règle d'écriture permettant d'élargir la gamme des sons que l'on peut transcrire concerne les caractères ya, yu, yo et tsu. Ils ont en effet la particularité, tant en hiragana qu'en katakana, d'être parfois écrits en "minuscules" (petite taille par rapport aux autres caractères). Les ya, yu, yo "minuscules" permettent de noter des contractions. Ils suivent uniquement les syllabes de la colonne en "i" et l'ensemble ne constitue plus alors qu'une seule syllabe. Comparez par exemple きゃ KI + ya = kya (une syllabe) et きや KI + YA = kiya (deux syllabes).

 

1) Les contractions

 

kya

きゃ

キャ

kyu

きゅ

キュ

kyo

きょ

キョ

gya

ぎゃ

ギャ

gyu

ぎゅ

ギュ

gyo

ぎょ

ギョ

sha

しゃ

シャ

shu

しゅ

シュ

sho

しょ

ショ

ja

じゃ

ジャ

ju

じゅ

ジュ

jo

じょ

ジョ

cha

ちゃ

チャ

chu

ちゅ

チュ

cho

ちょ

チョ

ja

ぢゃ

ヂャ

ju

ぢゅ

ヂュ

jo

ぢょ

ヂョ

nya

にゃ

ニャ

nyu

にゅ

ニュ

nyo

にょ

ニョ

 

hya

ひゃ

ヒャ

hyu

ひゅ

ヒュ

hyo

ひょ

ヒョ

bya

びゃ

ビャ

byu

びゅ

ビュ

byo

びょ

ビョ

pya

ぴゃ

ピャ

pyu

ぴゅピュ

pyo

ぴょピョ

mya

みゃ

ミャ

myu

みゅ

ミュ

myo

みょ

ミョ

 

 

 

rya

りゃ

リャ

ryu

りゅ

リュ

ryo

りょ

リョ

 

 

2) Le doublement des consonnes

 

En japonais, le doublement de la consonne est particulièrement important dans la mesure où il s'entend à l'oral et que l'on passe facilement d'un mot à un autre suivant qu'une consonne est simple ou double. Le tsu "minuscule" double la consonne qu'il précède.

 

Exemples de doublements de consonnes en hiragana et en katakana :

 

さっか : SA +  tsu  "minuscule" +  KA SAKKA  ("auteur")

チケット : CHI+KE + tsu  "minuscule" + TO CHIKETTO ("ticket")

 

 

3) L'allongement des voyelles

 

La dernière règle d'écriture concerne l'allongement des voyelles. Là aussi, il s'agit d'être attentif car selon que la voyelle est longue ou courte on peut encore passer d'un mot à un autre. Pour l'allongement d'une voyelle dans un mot en hiragana, il suffit de rajouter une voyelle de même timbre après la syllabe

 

ex. : おかあさん O + KA + A + SA + N = osan ("mère").

 

Attention : le ō (o long) peut être obtenu selon les cas parfois par o + o ou, beaucoup plus fréquemment, par o + u

 

Exemples d'allongements de o :

きょうと KYO + U + TO = Kyōto (Kyōto est l'ancienne capitale du Japon)

おおi O+O+I = ōi ("nombreux")

 

Dans un mot en katakana, l'allongement de la voyelle se fait encore plus simplement car il existe un signe de rallongement de la voyelle, «  », qu’il suffit de placer après la syllabe concernée.

ex. : スープ SU + + PU = pu ("soupe")

 

(Cette introduction aux kana est une adaptation de celle proposée dans Dites-le plutôt en japonais ! dont l'association est co-auteur.)