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Madame Hashizume, invitée
spécialement du Japon (nov. 07)
Madame Hashizume Fumiko, Hashizume Bun de son nom de plume
est née à Hiroshima en 1931. A quatorze ans, elle se trouvait
à moins d’un kilomètre et demi de l’hypocentre de
l’explosion, le 6 août 1945, à 8h15. Gravement blessée,
elle a survécu quasi miraculeusement non seulement à ses blessures
mais aussi à la famine et aux maladies qui s’ensuivirent. Durant
plusieurs décennies, comme la plupart des hibakusha (survivants des
bombardements atomique), elle ne parvenait pas à évoquer le
sujet, se refusant à se remémorer les événements.
Elle est finalement parvenu à décrire dans un livre l’horreur
et les conditions extrêmes de la survie après le bombardement.
"Avec l’explosion atomique, j’ai vu
le fondement de la vie. J’ai vécu dans ma propre chair ce qu’est
une explosion atomique. J’ai fait face à diverses souffrances
telles que la guerre, la famine, la pauvreté, les maladies et la discrimination.
Mais, malgré tout cela, et comme tant d’autres hibakusha, je
pensais emporter avec moi dans ma tombe toute cette souffrance retenue au
fond de mon cœur, qu’il me semblait impossible de partager avec
les autres."
(Le jour où le soleil est tombé…,
éd. du Cénacle de France, à paraître nov. 2007)
A 76 ans elle engage désormais toute son énergie
pour aller témoigner à travers le monde du drame humain qu’elle
et les siens ont vécu. Elle a notamment fait de nombreuses conférences
en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon. Son seul
souhait étant d’aider à prévenir qu’un tel
drame ne se reproduise. |